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Auteur(s) : Eugène Labiche
Metteur(s) en scène : Jérôme Deschamps, Macha Makeïeff

Langue : Français

Du 26 septembre au 15 octobre 2006
Genre : Théâtre
Salle : Grande Salle
Lieux de représentation : Les Célestins, Théâtre de Lyon

Résumé

Dans l’appartement second empire des Lenglumé, on se replie dans les étoffes et les tapis brodés, dans l’usure des velours et des passementeries. Mais un matin, deux hommes en habit émergent du lit conjugal. La veille, ils ont copieusement arrosé leurs retrouvailles à la fête du lycée. Au réveil, Lenglumé découvre dans le journal qu’une femme vient d’être trouvée morte rue de Lourcine. On recherche les assassins. Dans le trouble des vapeurs d’alcool, le doute s’empare des deux hommes : et si c’était nous ? À sa critique acerbe et drôle des petits-bourgeois, Labiche ajoute une intrigue policière haletante et corrosive. Le réveil embrumé des deux acolytes fournit à Labiche une étude délirante des troubles de l’identité. Les personnages sont précipités dans un tourbillon de quiproquos, atteignant des sommets dans l’absurde. Comme ils avaient reconstitué le monde déglingué des Étourdis, Jérôme Deschamps, Macha Makeïeff et leurs complices ont magnifiquement planté le décor étouffant de cette petite bourgeoisie repliée sur elle-même. Quand meurtres et imprévus apportent un peu d’humanité à cette dérisoire galerie de portraits, elle dévoile sa fragilité. Un acteur tombe ; on entonne une tyrolienne ; l’accordéon retentit. Madame Lenglumé se tord le cou à chaque réplique, la cousine Potard se met à chanter au lieu de parler. Les trouvailles scéniques et le talent des comédiens font corps avec l’ironie de Labiche. Ensemble, ils dépeignent au vitriol des travers intemporels tout en nous faisant rire d’eux, et de nous-mêmes.


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