1792

Dès son ouverture en 1792, les débuts du théâtre furent heureux et le succès se poursuivit pendant tout le XIXe siècle. Le Théâtre était alors exclusivement voué aux drames et aux vaudevilles.

1830

Après 1830, le Romantisme fit son apparition, et avec lui un peu d'air nouveau pénètre dans la maison. Les Célestins obtiennent la faveur de représenter quelques-unes des pièces les plus fameuses de Victor Hugo, d'Alexandre Dumas qui y sont chaleureusement accueillies.

1850

En 1850, le "Grand Théâtre" se consacre exclusivement à l'art lyrique. Les Célestins peuvent enfin se tourner vers les pièces du répertoire classique. Dans tous les genres le Théâtre des Célestins fait brillante figure. Il a un répertoire varié : c'est d'ailleurs une obligation définie dans son cahier des charges, en 1838 lorsque la Ville de Lyon achète les Célestins. La renommée des Célestins ne cesse de grandir au point que les critiques parisiens les plus notoires, le proposent en modèle à tous les théâtres de province et de la capitale. Mais cette carrière, constamment ascendante, subit une éclipse à la fin du XIXe siècle : les directeurs se succèdent et le public déserte la salle. On songe un moment à fermer le théâtre...

1906

Édouard Herriot, Maire de Lyon, conseillé par Edmond Rostand et Jules Renard désigne en 1906, Monsieur Charles Moncharmont comme Directeur des Célestins. Avec lui, les Célestins deviennent la première scène de comédie après Paris. Plus de cinquante pièces, comédies et opérettes ont été créées à Lyon et furent ensuite jouées à Paris, dans toute la France et à l'étranger : Knock, puis Volpone de Jules Romains, Siegfried de Giraudoux, Topaze de Pagnol...

Pendant les 35 années de la direction Charles Moncharmont, le Théâtre des Célestins a accueilli les plus grands noms de la scène : Cécile Sorel, Jules Berry, Ludmilla et Georges Pitoëff, Louis Jouvet, Charles Dullin, Elvire Popesco, Sacha Guitry, Madeleine Renaud, Pierre Dux, Jean Weber, Fernandel... sans omettre les gloires du music-hall : Joséphine Baker, Mistinguette, Maurice Chevalier...

1941

Charles Gantillon qui lui succède en 1941, accroît encore le prestige du théâtre avec sa passion dévorante pour le théâtre et son esprit novateur. Grâce à lui, le public découvre Jean Cocteau, Eugène Ionesco, Armand Gatti, Samuel Beckett, Bertold Brecht. Il donne leur première chance à Jorge Lavelli, Patrice Chereau, Edmond Tamiz et Marcel Maréchal.

1968

Le 26 janvier 1968, Albert Husson et Jean Meyer sont nommés ensemble à la direction du Théâtre. Et ce sont dix années d'une collaboration intense et fructueuse où Albert Husson, l'auteur dramatique internationalement connu, et Jean Meyer, le grand Sociétaire de la Comédie-Française, associent leur talent et leur passion commune au service des Célestins.

En dix ans, ils montent plus de 60 spectacles. En 1978, à la mort d'Albert Husson, Jean Meyer dirige seul les Célestins.

1985

En septembre 1985, Jean-Paul Lucet est nommé pour lui succéder.

En 15 années, grâce à une programmation alternant grands spectacles reconnus et les propres créations des Célestins, il a doublé la fréquentation. Mais c'est avec les comédies musicales (Dédé, Barnum, Là-haut !) et les spectacles hors les murs qu'il rassemble le plus grand nombre (Roméo et Juliette aux chais beaucairois, Les trois mousquetaires, Ondine, Chantecler, Andromaque au Théâtre Antique, Athlètes au Vélodrome du parc de la Tête d'Or).

2000

Claudia Stavisky et Gérard Deniaux sont nommés à la direction du Théâtre le 1er septembre 2000. Avec un souci constant de continuité du service public et un parcours théâtral construit à travers de grandes aventures comme le Festival d'Avignon, le Théâtre national de Chaillot ou encore des lieux importants de la décentralisation, ils ont toujours privilégié les rencontres fortes avec les artistes, les personnalités et le public en gardant toujours à l'esprit l'idée de défendre un " théâtre d'art ", accessible à tous.

Les choix de programmation, pour leur première saison, sont un moyen de mieux connaître les attentes des spectateurs, de se faire connaître d'eux et de créer les liens entre les aspirations de chacun dans une relation de confiance. Ainsi La Locandiera de Carlo Goldoni, dans une mise en scène de Claudia Stavisky sera un moment déterminant pour leur implantation dans la ville puisque ce sera la première création des Célestins, Théâtre de Lyon. C'est leur manière de célébrer à la fois la beauté de l'écriture de Goldoni et de rendre hommage à la splendeur du Théâtre qui les accueille aujourd'hui.

Dès leur première saison, ils ont également souhaité établir des partenariat avec d'autres lieux, d'autres structures importantes de la vie culturelle lyonnaise ou régionale. L'Opéra national de Lyon et le TNP se joignent à eux pour accueillir la nouvelle création du Théâtre Équestre Zingaro, Triptyk ou encore, Tambours sur la digue d'Ariane Mnouchkine, en collaboration avec le Théâtre de la Croix-Rousse.

Tout en assumant sa mission de diffusion au plus haut niveau, Claudia Stavisky et Gérard Deniaux vont tout mettre en ouvre pour que le Théâtre s'affirme comme un lieu de création et de production. Le Théâtre deviendra également un lieu de rencontres et de collaborations entre des artistes travaillant avec des pratiques complémentaires et un lieu de reflexion et de recherches dans le dommaine des arts, des techniques et des sciences. La relation au public est pour eux fondamentale dans le développement de leurs activités. C'est en multipliant les initiatives, en développant des relais et en privilégiant la qualité des contacts qu'ils permettront au public de s'approprier les propositions des artistes, d'aiguiser sa curiosité et de se fidéliser à une démarche artistique.

2003

Gérard Deniaux a quitté le Théâtre des Célestins fin 2002. Il a été remplacé début 2003 par Patrick Penot qui a rejoint Claudia Stavisky et son équipe en qualité de co-directeur.
Le 15 juin 2003, le Théâtre a fermé pour travaux. Il a ainsi connu une période de 18 mois, durant laquelle la saison s'est déroulée hors les murs : Maison de la Danse, Théâtre de la Renaissance, Studio 24, Les Subsistances...

2005

Le 1er juin 2005 le Théâtre a rouvert ses portes.

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